Oui, et on l'aborde avec une grosse envie. Nous avons tous eu droit à une grosse préparation pendant un mois. J'ai loupé le premier match et maintenant, je suis vraiment impatient de reprendre la compétition. Pour chaque nouvelle saison, je me fixe des objectifs. Etre toujours meilleur et régulier, ce qui est le plus dur. Au niveau collectif, amener l'équipe le plus haut possible.
C'est votre troisième année à Strasbourg. Au sein du groupe, cela vous donne-t-il un rôle de cadre ?
Ce sont plutôt des garçons comme Ulrich Le Pen, Mickaël Pagis ou Pascal Camadini, plus âgés que moi, qui tiennent ce rôle-là. Mais je me dois d'apporter, aux plus jeunes, mon expérience.
Cette année, la concurrence au poste d'arrière latéral droit sera relevée, avec la présence de Yacine Abdessadki, qui n'a pas démérité, la saison dernière, à ce poste.
Mais je pense que cela peut aider à se surpasser, à être meilleur. Il faut que la concurrence reste saine. C'est à chacun d'être meilleur chaque jour aux entraînements. Evidemment, on n'a pas le droit de se reposer. Cela permet de donner un coup de fouet dans les périodes de moins bien.
C'est un peu une surprise de vous revoir au Racing alors que vous n'aviez pas resigné en fin de saison dernière. Que s'est-il passé ?
C'est vrai que le club et moi n'avions pas rediscuté quand la saison s'est terminée. Ensuite, je suis parti en vacances et je voyais que le mercato était un peu fermé, qu'il n'y avait pas beaucoup de changements dans les clubs. J'avais quelques pistes mais qui n'ont pas abouties. C'est à ce moment que Marc Keller m'a rappelé. J'ai eu une discussion avec le coach. Le club a fait des efforts et moi aussi, les débats étaient plus ouverts.
Il est plus facile de recommencer quelque chose dans un club que l'on connaît, n'est-ce pas ?
Oui, d'autant que l'équipe n'a pas trop changé. C'est un avantage, c'est certain. Je connais le coach, et lui me connaît. Cela me permettra d'être tout de suite opérationnel et performant. Pas besoin de temps d'adaptation.
Par rapport aux deux dernirèes années, comment jugez-vous le groupe du Racing pour cette saison ?
C'est surtout par rapport à la saison 2002/2003 qu'il y a beaucoup de changements. L'an dernier, je crois que c'était plutôt le point de départ d'un nouveau groupe. La saison que nous avons passé, avec des hauts et des bas, nous a permis de mûrir. Aujourd'hui, tout le monde se connaît. C'est un groupe homogène car les joueurs jouent ensemble depuis deux ans. C'est un groupe qui s'est étoffé également avec l'arrivée de nouveaux joueurs qui amènent un plus et qui font que tous les postes sont doublés. J'ai l'impression que l'on a trouvé la bonne formule pour que cela marche.
Justement, quelles doivent être les ambitions de l'équipe ? La dixième place et c'est tout ?
Le maintien et terminer dans la première moitié du tableau, ce serait bien. Peut-être qu'en fonction des événements, il y aura, à un moment, l'opportunité d'accrocher l'Intertoto. En revanche, faire un bon parcours dans les coupe, ça serait top. Depuis que je suis au Racing, nous avons été sortis deux fois de suite aux premiers tours. Faire un bon parcours en coupe pourrait booster la deuxième partie de la saison.
Avant cela, il y a un match samedi contre Toulouse.
Ce sera le premier match à la Meinau et comme nous avons perdu à Bastia, nous serons un peu obligés de gagner. Mais il ne faut pas se mettre de pression inutile. Au contraire, c'est en se lâchant que nous réussirons à enflammer le stade, comme l'an dernier.